La peur, mon amie.

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Whoa.. le gros sujet épeurant. Lis pas ça dans le noir!

Depuis notre tout jeune âge, les peurs nous habitent et teintent nos états d’âmes; la peur du noir et du méchant loup, plus tard celle d’embrasser pour la première fois ou de se ridiculiser devant la classe durant un exposé oral et peut-être ces temps-ci, la peur de l’échec ou de manquer quelque chose (#FOMO). La peur, quelle que soit la forme qu’elle prend dans ta vie, est un réflexe tout à fait sain qui est à la base même de notre survie. Démystifions…

Cette émotion ultra ancienne est à la tête d’un système d’alarme des plus sophistiqués. En effet, tu sais sûrement déjà que les mécanismes de peur logés dans notre cerveau reptilien remontent à la nuit des temps. La peur est donc l’émotion vitale de la survie de notre espèce. Grâce au cocktail d’hormones shooté dans notre sang, des réflexes surprenants jaillissent comme l’éveil de l’attention, une meilleure vision périphérique, la capacité de courrir plus vite ou de ne pas ressentir la douleur. Super pratique si on doit se sauver d’un grizzli, merci la peur. Mais ce qui est moins pratique c’est que les mécanismes de la peur se déclenchent aussi par le simple fait de s’imaginer qu’il y a un grizzli derrière la porte, alors que la menace n’est pas réelle. C’est là une porte d’entrée pour l’anxiété.

C’est pas tout, la peur agit par réflexe mais par mémoire aussi. Le corps enregistre les expériences « dangereuses » vécues et nous ramène leur souvenir à l’esprit quand une situation du présent s’en rapproche. Encore une fois merci la peur, on veut tout de même pas se brûler sur le rond de poêle toute notre vie. Mais c’est dur de dire merci d’avoir peur de parler en public (danger non « réel » aujourd’hui) quand le souvenir d’un exposé oral qui a mal tourné nous hante depuis la 2e année (danger « réel » à cette époque). Une expérience de peur du passé qui a été réellement dangereuse à ce moment (de façon subjective bien sûr) ne l’est probablement plus des années plus tard. Rappelle-toi que la peur a pour mission de nous sauver la vie, alors à un certain niveau c’est toujours ce qu’elle acomplit.

C’est dur oui, et combien important de pourtant considérer toutes nos peurs avec bienveillance. Sous les plus petites peurs se cachent des peurs plus grandes et plus puissantes. Et quand on se libère d’une, la prochaine fait surface. Pelure d’oignon de trouilles…

« Se délivrer des petites peurs pour aller vers des peurs plus grandes n’est pas, en soi, une perspective très alléchante. Il s’agit pourtant du chemin que chacun est invité à suivre. » 

Guy Corneau, psychanaliste.

Alors si on doit accueillir nos peurs avec bienveillance, vaut mieux se donner un autre argument de persuasion. Je vais y aller avec celui-ci. Un postulat bien utilisé en PNL explique que tout comportement a, ou a eu, une intention positive. Quel que soit le comportement, jugé bon ou mauvais, il est TOUJOURS motivé par une intention positive (inconsciente). Découvrir cette intention positive est la clé pour transformer les peurs en d’autres comportements, eux plus libérateurs et porteurs de potentiel. Voici quelques exemples de peurs et de leur intention positive pour illustrer le propos:

  • Peur de parler en public; intention positive de protection contre la critique des autres.
  • Peur de laisser sa job; intention positive de confort et de sécurité.
  • Peur de dire ce que l’on pense; intention positive de préserver la paix dans nos rapports sociaux.
  • Peur de s’ouvrir aux autres; intention positive de maintenir ses frontières. 
  • Peur de changer; intention positive de respecter le passé.

Je vais décortiquer un exemple concret sur l’intention positive pour pousser la réflexion encore un peu plus loin. Prenons l’exemple d’un fumeur. Celui-ci pourrait dire que la cigarette lui procure de la détente, l’aide à se concentrer et lui permet même de prendre le temps de respirer. 

En PNL, un autre principe est de comprendre que ce qui a généré le comportement (disons dans cet exemple le stress, un trouble de concentration dû à son environement familial et l’effacement de soi dans ses rapports aux autres) et le comportement lui-même (ici, fumer) sont deux entités distinctes. Découvrir la structure à la base du symptôme et en extirper son intention positive est une clé puissante pour générer de nouvelles alternatives saines, qui répondent à nos besoins les plus sacrés et donc qui sont plus alignées avec notre écologie interne. Mettre à jour nos blessures, nos peurs, c’est souvent un processus long et desfois douloureux, mais ça fait un ménage bien efficace et durable.

Alors la prochaine fois que la peur se pointe, dis-lui donc merci et tente de lire entre les lignes pour comprendre son intention positive pour toi. Il n’y a pas de message plus pertinent que celui que notre propre corps nous envoie. Et tu l’auras peut-être remarqué, le corps n’est pas fou; il parle de plus en plus fort jusqu’à ce qu’il soit entendu. Comme quoi vaut mieux se pratiquer à s’écouter et se répondre, et ça c’est une autre histoire (de peur, haha).

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